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1er mai – Fête du travail

1er mai - Fête du travail

Karl Marx

Karl Marx est né le 5 mai 1818 à Trèves en Rhénanie et mort le 14 mars 1883 à Londres, est un historien, journaliste, philosophe, sociologue, économiste, essayiste, théoricien de la révolution, socialiste et communiste allemand.

Il est connu pour sa conception matérialiste de l’histoire, sa description des rouages du capitalisme, et pour son activité révolutionnaire au sein du mouvement ouvrier. Il a notamment participé à l’Association internationale des travailleurs. L’ensemble des courants de pensée inspirés des travaux de Marx est désigné sous le nom de marxisme. Il a eu une grande influence sur le développement ultérieur des sciences humaines et sociales. Ses travaux ont influencé de façon considérable le XXe siècle, au cours duquel de nombreux mouvements révolutionnaires se sont réclamés de sa pensée

Le mouvement de grève de mai-juin 1936

Des grèves dans les usines d’aviation du Havre

Avant la formation du nouveau gouvernement, des grèves éclatent dans des usines d’aviation du Havre. Le 11 mai, 600 ouvriers et 250 employés des usines Breguet arrêtent le travail pour demander la réintégration de deux militants licenciés pour avoir fait grève le 1er mai. L’usine est occupée et les tentatives de la police de déloger les grévistes échouent, les dockers se solidarisant des grévistes. En deux jours, ces derniers obtiennent satisfaction. Le 13 mai, c’est au tour des usines Latécoère, à Toulouse, puis le 14 à celles de Bloch, à Courbevoie, d’être occupées. Le mouvement se répand comme une trainée de poudre, atteignant rapidement les entreprises voisines. Et de manière tout à fait inattendue, des femmes se mobilisent et certaines mènent les grèves (Martha Desrumaux, Madeleine Colliette, Suzanne Gallois, …), en particulier dans les usines textiles ou alimentaires.

Manifestations et grèves à Paris

Le 24 mai le rassemblement en souvenir de la Commune de Paris rassemble 600 000 participants, brandissant des drapeaux rouges et chantant des hymnes révolutionnaires. Le lendemain, de nombreuses grèves débutent en région parisienne, qui obtiennent généralement rapidement satisfaction. Le 28, les 30 000 ouvriers de Renault à Billancourt entrent dans la grève. Un compromis est trouvé avec la CGT, mais la lame de fond continue, et à partir du 2 juin des corporations entières entrent en grève : la chimie, l’alimentation, le textile, l’ameublement, le pétrole, la métallurgie, quelques mines, etc. À partir du 5, les vendeurs de journaux, les tenanciers de kiosques, les employés des salles de spectacles, les commis, les garçons de café, les coiffeurs, des ouvriers agricoles, etc. font grève, souvent pour la première fois.

Un climat révolutionnaire en France

Pour la première fois également les entreprises sont occupées par les grévistes, qui organisent des comités de grève. Se trouve remis en cause le principe de la propriété privée des moyens de production. Des bals sont donnés dans les usines ou les grands magasins, des compagnies de théâtre (comme le groupe Octobre de Jacques Prévert) jouent des pièces. On compte 12 000 grèves, dont 9 000 avec occupation, entraînant environ 2 millions de grévistes. Malgré les paroles rassurantes de Léon Blum, le climat qui règne alors en France a des connotations clairement révolutionnaires. Peu ou pas encadré par des organisations politiques ou syndicales, le mouvement trouve des causes multiples et fortement localisées, mais a aussi un côté festif. Comme le dit la philosophe Simone Weil, ce sont de véritables « grèves de la joie » : on fête la victoire électorale de la gauche, la dignité ouvrière retrouvée après une longue période de compression. L’aile gauche de la SFIO soutient pleinement la grève générale : dans un article publié dans Le Populaire le 27 mai, Marceau Pivert presse Léon Blum de s’appuyer sur ces mouvements sociaux pour envisager une vraie conquête du pouvoir, clamant que tout est possible.

Accords de Matignon

C’est bien l’opinion de l’actuel président du Conseil, le radical Albert Sarraut, qui invite Blum à prendre immédiatement sa place pour résoudre la situation. Mais celui-ci refuse, soucieux de respecter scrupuleusement le calendrier fixant l’expiration du mandat de la Chambre élue en 1932 au mois de juin. Le patronat hésite à employer la force pour évacuer les usines et préfère la négociation. Le gouvernement Blum, enfin formé le 4 juin, cherche tout de suite à faire cesser le mouvement de grève. Les accords Matignon sont signés dans la nuit du 7 au 8 en échange de l’évacuation des usines. Mais la reprise n’est pas immédiate, et bien des délégués des usines en grève souhaitent continuer le mouvement. À partir du 11 juin, le PCF milite pour l’arrêt des grèves, Maurice Thorez déclarant qu’il faut savoir arrêter une grève dès que satisfaction a été obtenue. Le mouvement gréviste reflue peu à peu.

Avancées sociales

Ainsi, le 7 juin 1936, les accords Matignon furent signés par la CGT et le patronat, à l’initiative du gouvernement. Ces accords mettaient en place, entre autres, le droit syndical, et prévoyaient une hausse des salaires de plus de 7 à 15 % selon les branches professionnelles, soit environ 12 % en moyenne sur toute la France. Quelques jours plus tard, bien que ces mesures ne figurent pas dans le programme du Front populaire, par deux lois votées par le Parlement, les premiers congés payés (2 semaines) furent instaurés, et la semaine de travail passa de 48 à 40 heures. Pour les ouvriers et employés partant en vacances, Léo Lagrange créa des billets de train avec 40 % de réduction, qui existent toujours. Ces accords n’empêchèrent pas les grèves et les occupations de se poursuivre, souvent jusqu’en juillet 1936. Le 29 juillet fut votée la retraite des mineurs et, le 28 août, une loi sur les allocations chômage.

Rosie la riveteuse

Rosie la riveteuse (en anglais, Rosie the Riveter) est une icône de la culture populaire américaine, symbolisant les six millions de femmes qui travaillèrent dans l’industrie de l’armement et qui produisirent le matériel de guerre durant la Seconde Guerre mondiale, alors que les hommes étaient partis au front. Le personnage est devenu par la suite à la fois une icône féministe et le symbole du rôle économique naissant joué par la femme aux États-Unis.

L’affiche la plus célèbre fut We Can Do It! (« On peut y arriver ! »), créée pour Westinghouse en 1942 par J. Howard Miller, dont le modèle est Naomi Parker Fraley. Destinée à lutter contre l’absentéisme et les grèves au sein de Westinghouse Electric Corporation, cette affiche fut collée sur les murs de l’usine pendant deux semaines seulement, du 15 au 28 février 1942. Recouverte par les autres affiches de Miller, elle disparut totalement.

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Pour aller plus loin :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Marx

https://fr.wikipedia.org/wiki/Front_populaire_(France)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rosie_la_riveteuse

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